Un Elle entraine toujours une nuance poétique, particulièrement en début de phrase. Evoquer le féminin ou son opposé, c'est souvent un effet poétique ou sentimental (j'ajouterais pour la musicalité : à deux balles).

Elle est venue.
Il est venu.

Bizarrement, quand je lis il est venu, se lève en moi l'image d'un pote avec un pack de bières qui se ramène chez moi. Quand je lis elle, je vois directement le cliché hugh grant de la fille qui sonne chez lui, toute trempée de sortir sous la pluie (avec des cheveux noirs, je précise). C'est là que je me pose la question de ce qui a déterminé ce modèle de voir du poétique, du sentimental, du beau dans le féminin et de la camaraderie, de la drogue et de la musique à pleine balle quand je pense au masculin.

Je me dis, merde, j'ai vraiment un problème ou alors j'en ai pas et c'est récurrent. Autant la première personne (je) m'emmerde lors de la lecture de weblog. Surtout que "je" tombe de le piège et que je m'adresse en tant qu'individu. Or, l'individu n'existe que par l'autre le "tu" qui est à la fois grossier et magique (est-ce que la vulgarité est magique?).

Putain, j'ai l'impression qu'Assenmaker a pris possession du log. En même temps, quand je pose des questions de cet ordre là, on me rabâchera "c'est de son âge". Mais je leur mets un doigt dans le cul. Si on pose des questions, c'est bel et bien parce que la réalité n'existe pas. Finalement, on commence à se rendre compte que tout est information. La téléportation, ce n'est rien de plus que d'envoyer une information 1 de A vers B. On s'est rendu compte des 5 pouvoirs politiques : executif, legislatif, judiciaire mais aussi médiatique et scientifique, l'information donc. Mais est-ce qu'on peut être réducteur à aller jusqu'à considérer le tout comme information? je ne pense pas.

Et je me rends compte que je digresse. Finalement, je ne communique pas ou plutot rien. Je ne m'adresse que rarement à vous et ca peut expliquer ma perte de commentaire. Mais je m'en fous hein. Ce blog je ne l'ai pas fait pour vous, c'est plus un journal de bord voire intime (mais ce mot me fait passer pour une gonzesse de 15 ans, ce qui ferait mal à ma fierté masculine).

Ce qui ramène à l'homme et à la femme sur lequel mon avis est bien simple : Toutes des salopes, toutes des saintes.